12 juillet 2006
AUX JARDINS DU RANELAGH
«La Gare », Jardins du Ranelagh, 20h30
Je rejoins Sophie, une jolie trentenaire blonde habitant près des Jardins du Ranelagh avec laquelle Olivier m’a connectée. Sophie est un peu sure d’elle (elle fait du marketing direct et multi-supports), assez snob, plutôt froide mais ouverte à la discussion quand on sait (1) l’écouter, (2) montrer que l’on connaît son job, (3) démontrer que l’on est de son milieu, (4) la faire rire et l’intéresser.
Un dialogue fluide sur tout et rien s’ensuit pendant une heure à la terrasse du très « m’as-tu-vu » restaurant «La Gare» : un dialogue ouvert, convivial durant lequel j’aurai utilisé toutes « les tech » de l’art oratoire. Un dialogue au terme duquel pas même une bise ne sera échangée.
Rencontre sans piment et sans suite.
ECHEC ET DEFAITE (2EME PARTIE)

La France est en plein « Zidanisme » quand je rejoins « Sylvie la déjantée » à Convention. Je la reconnais tout de suite…à ses lunettes noires. Elle est grande, squelettique et blafarde, une vraie blonde à la peau légèrement rougie par le soleil de Juillet. La réserve n’est cependant pas son fort et la glace se brise très vite. Nous reprenons rapidement les conversations là où elles se sont arrêtées sur le net… Nous nous plaisons, elle a envie de « fun » et, c’est après un rapide verre pris ensemble que nous décidons de « monter »… Sylvie bosse dans les « RP », elle aime l’Amérique et son appartement mixte photos d’elle, drapeaux américains, pubs décalées affichées aux murs et incroyable concentration livresque dans chaque pièce : Il y a bien sûr moins de Stendhal ou de Platon que de livres de déco et d’hôtels ou de romans à succès.
Sylvie est une fille plein d'humour, un peu déjantée et très snob mais qui enlève facilement son string quand un garçon lui plait. Ca tombe bien, c’est le cas avec moi.
On ne fait pas exactement l’amour, on « baise à mort » ! Malgré mes parties de la veille et du petit matin, je reste excité et Sylvie me le rend bien.
Sylvie a de longues jambes et de petits seins.
Sylvie est joliment rasée.
Sylvie n’aime pas les préliminaires trop longs.
Sylvie aime qu’on la pénètre dans de nombreuses positions car elle est souple et veut le faire savoir à son partenaire.
Sylvie aime jouir à son rythme, c'est-à-dire en donnant des coups de reins au partenaire sur lequel elle est assise.
Sylvie sait faire partir un garçon rapidement quand elle a décidé de finir la première partie.
Sylvie fume une clope (Vogue Lilas) après le sexe.
Sylvie demande du sexe une nouvelle fois après vingt minutes.
Puis après la seconde partie, si elle est satisfaite, Sylvie demande « au mec » de partir.
Alban se retrouve donc sur le trottoir assez rapidement, un peu surpris par la tournure du truc « en checkant » ses nouveaux textos... Mon Samsung E990 affiche un message de Nanous « Cose de foot, pas dispo ce soar ». Et voilà, je finis ce week-end sur un second lapin.
J’ai connu trois partenaires. Le bilan est mitigé. JF, le coach, prononce un sévère verdict d'échec.
Le soir, je passe saluer quelques amis italiens réunis dans une pizzeria sur « les Champs » pour suivre « leur » finale. J’assiste aux deux buts avec eux, avant de rejoindre Bérénice et Olivier à «l’Aéro », Place de Passy, pour la fin du match. Les spectateurs sont moroses après « le coup de boule » et la séance de tirs aux buts. Pas moi. J’étais Italien.
Nous prenons un dernier verre tous les trois. Puis nous partons chacun de notre côté. Je croise ici et là des groupes de supporters qui refont le match. L’ambiance est triste, Paris se vide rapidement, un silence de mort s’y installe avec la nuit tombante.
11 juillet 2006
SATURNALES (1ERE PARTIE)
Samedi midi, je suis défait, Anne a annulé notre rendez-vous d’hier soir. Quel toupet ! Annuler un rendez-vous avec moi. Elle aurait sourit, rit, se serait cultivé, aurait dîné « équilibré » sur « une place » agréable, bu et … eu la satisfaction de jouir. Tout cela pour de piteuses raisons professionnelles.
Je me demande ce qu’ont les filles dans la tête quelque fois.
Bref, Anne a annulé son rendez-vous d’hier soir et je le suis retrouvé pantois devant le sarcasme et les reproches de mes coach.
Alors ce midi, je « close » subtilement mais fermement mes quatre autres rendez-vous, en espérant obtenir un bonus dimanche soir.
A 14h00, j’ai rendez-vous avec « Béa » au Polly Magoo, rue de Longchamp. Béa habite Avenue de Madrid à cinq minutes de mon agence. Je l’aperçois en arrivant. C’est une grande brune, sexy, d’un style plus « rock and roll » que ne le laissait présager son adresse et sa photo on line. Cheveux long plus châtains que bruns, des yeux bleus foncés, une bouche fine mais bien dessinée, elle est aussi « piercée » à l’oreille; son jean « taille basse » et son »haut » assez court, laissent apparaître un tatouage au bas de la colonne vertébrale : je deviens incandescent en l’apercevant même si je reste zen en surface. Nous dialoguons de tout et des rencontres on line, de nos hobbys communs… Trente minutes plus tard, nous continuons à échanger non sans nous rapprocher… inconsciemment. Je caresse sa main, nonchalamment, à la fin du déjeuner. Elle se laisse faire.
« -tu prends un café ?
- Non il faut que je file chez moi, j’ai un truc à prendre pour une cop que je rejoins à Paris à 17h00.
- Mais il est 15h10 ?
- Ok …bah on prend le café à l’appart… »
Cinq minutes plus tard, nous sommes dans son appart et nos bouches se mêlent sur un fond de musique « Dépêche Mode ». Elle est super bouillante. Debout, je la plaque contre un mur, en écartant légèrement ses cuisses pour me placer au centre tout en l’embrassant et en ondulant légèrement contre elle. Les fringues volent et nous atterrissons sur le canapé Habitat… puis nous bougeons vers sa chambre…. Caresses, baisers, … Nous nous testons.
Elle me prend dans sa bouche avant que je l’allonge pour la pénétrer. Elle fini par « partir », bruyamment … Je lui demande alors de se retourner, de se mettre sur les genoux, mains sur le mur. Elle se cambre et je la prends, allant crescendo en rythme et en puissance, je « pars »… à mon tour.
Il est 16h15, son amie parisienne l’attend ; Après une douche en duo, pour « se marrer » et gagner du temps … en« se marrant », Béa me propose de se joindre à elle pour présentation à la copine, je décline car Bérénice …m’attend au « Troca » à 17h30.
David Guetta dans le lecteur CD, je roule vers le 16eme. Coup de fil à JF, 1 point !!!
Quinze minutes me suffisent pour me garer, je rejoins Bérénice chez Carette, place du Trocadéro.
Bérénice arrive sur le lieu du rendez-vous, plutôt bronzée et couverte de taches de rousseurs. Sa chevelure rousse, quelque peu raccourcie depuis notre dernière soirée, surligne deux grands yeux bleus d’un rare éclat . J’aime son regard à la fois enflammé et rêveur, cette façon fixe de vous regarder pour repérer la moindre réaction à un interrogatoire en règle… Je subis son courroux et un questionnement en règle :
« Qu’as-tu fait depuis quinze jours ?
- J'ai travaillé !
- Tout le monde bosse !
- Nous devions dîner et tu as annulé plusieurs fois ! Que veux-tu faire avec moi ? »
Je mime l’acquiescement, le repenti, la fatigue du type qui a eu des journées chargées… Puis j’utilise « la culpabilisation », nouvelle technique psy apprise cette année, tout en lui caressant légèrement la nuque, zone érogène au combien active chez elle (et commune à toutes les femmes).
Une heure après nous sommes « chez Kaïten », un excellent japonais, rue Pierre Charron.
Une heure trente plus tard, nous sommes au « Mandalaray », rue Marbeuf, sirotant un Mojito.
Puis nous allons chez elle…
Nous passons rapidement aux "travaux pratiques", du séjour à la chambre. Après une longue séance de préliminaires, durant laquelle elle « part »; elle m’avoue après son pêché mignon, la sodomie…
Nous renouvelons la nuit et au petit matin.
Après un petit déjeuner rapidement pris, je file enfin chez moi.
Mais la journée n’est pas terminée et le challenge loin d'être remporté; je m’oblige à une heure de «cardio-training» avant d’appeler Sylvie pour confirmer le rendez-vous de 15h30, dans son quartier à Convention...
Je traverse un Paris agité, fébrile, bruissant qui se prépare à une soirée de finale de Coupe du Monde. Dans les rues, des badauds portant le maillot de l'équipe de France, des drapeaux tricolores sont accrochés aux fenêtres, des photos de Zidane, héros pressenti du jour, occupent les emplacements publicitaires des kiosques à journaux : "Panem et Circenses", ça fait du bien à la France profonde.
Moi ? Je pense à mon faible score. J'appelle JF.
10 juillet 2006
DEBRIEF DEMAIN...
Je posterai mon fastidieux debrief "5 BARBIES" demain : Beaucoup de tirs aux buts mais, toutefois pas encore assez pour gagner la Coupe du Monde... J'ai cependant perfectionné certaines techniques sexuelles et, entériné une "relation durable"... FIN DE LA PREMIERE SAISON ?
07 juillet 2006
JOUR J
Hier soir chez Carette, place du Troca, dernier briefing pour l'entrainement physique et psychologique.
Deux rendez-vous sont pris pour ce soir, je suis obligé de "déplacer" Bérénice à samedi après-midi pour rencontrer Béa ce soir.
Anne est injoignable, Nanous fait la gueule, Sylvie boude après un cyber-échange fait de quiproquos.
Je relance Anne ce matin qui se dit open pour... ce soir.
Je place Sylvie en case Brunch pour dimanche midi, mettant toutefois Nanous en back up.
Sinon, mes coachs prévoient au maximum quatre rencontres dont une avec un simple flirt. Le pari semble d'ores et déja perdu, avant les rencontres...
Mais je garde un bon mental.
Hier, Barbie The Slut, revenue de Nice, m'envoie deux scuds, sous forme de mails, pour évoquer le pathétique de cet enjeu. Elle est bien la seule à prendre tout cela au sérieux.
06 juillet 2006
J- 2
La préparation s’accentue : cardio-training, musculation, bronzage, méditation tantrique, révisions des techniques de PNL et d’influence transactionnelle, onanisme d’anticipation,…
Tout est mis en œuvre pour rencontrer puis séduire et, phase ultime du « meet », piloter cinq Barbies pour ce week-end…
Portraits des « Target »
Bérénice : « La régulière »
Jolie trentenaire rousse du 16eme, 1m58, 49 kg, fine et rêveuse, douce et sensuelle. Je l’ai déjà pratiquée. Elle me trouve un peu « hard » mais adore la finesse de mes préliminaires, ...avant que cela tourne au « rut conanien »… Bérénice a déjà connu des histoires décevantes. Le but est de lui faire passer de bons moments sans qu’elle se fasse des plans sur la comète.
Point fort du challenge : Demande de nouvelles parties
Point faible du challenge : Trop facile
Anne : «L’Iceberg» - contact téléphonique
Grande et fine blonde de 1m75, 59 kg, son beau visage hautain et son regard gris cachent mal un grand besoin de tendresse entre des bras virils et protecteurs. Je joue pertinemment le côté calin en évoquant un possible rapport tactile et platonique (tu penses..). Anne me fait des confidences sur sa déception quant à son actuelle relation meeticienne… Je la conseille de « le » quitter bien sûr, sans en faire trop pour rester crédible.
Point fort du challenge : Je suis déjà dans sa tête.
Point faible du challenge : N’acceptera pas facilement un « one shot ».
Sylvie : « Miss eighties » - contact téléphonique
Blonde déjantée de 1m77, 56 kg, Sylvie est une trentenaire coincée dans la faille spatio-temporelle de l'époque eighties ; elle pense que Reagan est encore président des USA, fume des Vogue Lilas, écoute du Rap "made in US", évoque avec nostalgie ses années plages, coke et moto à Miami. Elle ne peut pas prononcer une phrase sans insérer un mot anglais (typique des filles eighties), porte toujours des sunglasses (tiens je m’y mets), couche avec son ex à défaut de mieux et, se caresse un soir sur deux.
Point fort du challenge : Super chaude pour une nuit de sexe fluide et sans prise de tête.
Point faible du challenge : Présence de son ex à Paris, ce week-end.
Béa : « La fofolle » - contact téléphonique
Brune longiligne de 1m78, regard bleu qui transcende, complètement barrée, parle à ses cuisses comme à des copines, plaisante sur tout, se croit irrésistible (elle l’est), sportive et plongeuse, aime les voyages, bosse dans la pub, habite à Neuilly (ça aide). « Les mecs qui lui plaisent ont peur d’elle ». Grande fille nature, spontanée, drôle, moqueuse.
Point fort du challenge : Bon feeling, mêmes valeurs, même humour.
Point faible du challenge : Eviter que la relation ne tourne au copinage
« Nanous » : « La garçonne » - contact téléphonique
Fille mince et plutôt masculine au regard vert toutefois renversant. Fume pas mal, cadre commercial, déconneuse avec ses nombreux potes. Spontanée, ironique et loin d’être une cruche naïve, sait déjouer le jeu des pires chasseurs. J’ai terriblement envie de la prendre « comme un garçon » devant un immense miroir…
Point fort du challenge : A envie d’une bonne séance de « décrassage » après quelques mois d’abstinence.
Point faible du challenge : Promet d’être super chieuse après les parties du week-end.
J’ai bien sûr deux autres jolies contacts en back up si, si … Sylvie couche avec son ex, Béa me prend pour son « nouveau meilleur pote » ou si l’une de ses créatures « les a » pour le week-end. Mes coachs ont confiance en moi, des amies m’envoient des messages d’encouragement.
C’est avec une certaine assurance que j’entre dans mon J-2…
03 juillet 2006
DISPARU ?

Bien sûr que non... Je serai présent sur cet espace intimiste tout le mois pour témoigner de mon "Paris juilletiste".
Et puis pour relater, il faut vivre. Et vivre c'est sortir, donc fatalement s'éloigner du PC.
J'ai profité de ce week-end pour décompresser, me muscler, bouger et bronzer, bref pour retrouver une forme olympique que mon job et mes tracasseries conjugales de ces derniers mois avaient quelque peu amoindrie.
Et j'ai retrouvé confiance et punch, je suis prêt pour le challenge suprême, battre mon propre record : coucher avec cinq barbies différentes en un week-end : les rendez-vous sont pris en journées et en soirées. Trois barbies blondes, une rousse et la dernière est brune. Cinq barbies a conquérir et à mettre sous la couette de vendredi soir prochain à dimanche minuit.
JF, mon coach, a confiance, il craint cependant l'impact sociétal de la coupe du monde sur mes performances perso, par cause d'indisponibilité logistique ("on regarde le match entre copines") ou psychologique ("comme ils sont beaux les footballeurs") des Barbies... Aussi je me dois d'être convainquant et pro-actif pour la prise de rendez-vous.
Car moi aussi je veux gagner ma Coupe du Monde, je veux en être de la "compét", porter mon sponsor Manix, marquer mes buts au fond des filets, que dis-je, tenir les 90 minutes, performer,... jusqu'au coup de sifflet final et, dans quelques années,... pouvoir associer l'évènement mondial à une performance personnelle et me dire : "quels moments !"
A l'aide de deux amis, devenus coachs pour l'occasion, je vais donc passer une semaine de préparation physique et psychologique pour ce week-end de championnat.
Messieurs, je compte sur vos conseils les plus avisés !
