22 juin 2006
LA REINE DU BAL
Ce soir, grace à Meetic, j'ai rencontré "la reine du bal".
Isabelle, 1m78, 58 kg, très jolie blonde aux yeux bleus captivants. Isabelle a trente-sept ans mais veut en paraitre trente.
Isabelle sait pourquoi les hommes sont avec elle : "je ne suis pas une intello et surement pas une working girl. Je suis un ancien mannequin donc pas sur-diplomée. Et les hommes sont avec moi parce que je suis une très belle fille".
Isabelle sait ce qui lui plait : "Moi pour être épanouie, j'ai besoin d'avoir un homme qui me couvre de Prada prévenant, qui m'ouvre la porte des magasins de luxe galant et riche rassurant. J'ai été mariée pendant dix ans avec un homme qui avait vingt ans de plus que moi."
Isabelle sait ce qu'elle veut :"C'est clair je veux me caser, j'en ai marre de bosser, je recherche un homme qui va s'occuper de moi, qui m'offre des fleurs, qui va m'entretenir..."
Isabelle est une file ordinaire qui fait son shopping comme tout le monde : "Attends, moi il me faut les nouvelles collections chaque année. Si je ne descend pas Avenue Montaigne ,une fois par semaine, je déprime !"
Isabelle a beaucoup d'amis :" tous les garçons les plus en vue de Paris me font la cour, je connais toutes les meilleures places de Paris."
Isabelle s'interesse à l'économie :" Moi je choisis les mecs dans trois secteurs d'activités : la Finance, l'Immobilier et la joaillerie. C'est ce qui rapporte le plus !"
Isabelle n'aime pas la concurrence :"Les filles russes ? Mais ce sont des putes. Elles sont vulgaires, racoleuses, pas distinguées !"
Et oui, le problème avec Isabelle, c'est "qu'elle bouffe du foin" (c'est mon expression favorite du moment) et que pour une anesse aux yeux bleus, elle coute très cher !
J'ai fait le calcul du montant des articles cités pendant une heure et demie de conversation : on en est au moins à sept mille cinq cent euros "d'évocation" à la minute (en pondérant le montant des voitures de luxe au tiers).
A ce prix là, j'espère que le petit déjeuner est compris parce que la conversation n'est même pas en option.
"- Alors tu m'emmènes où en week-end ?
- Ah mais je ne peux pas, ma femme rentre tous les week-end !!!
- ah bon ? Mais tu es marié ?"
...
C'était ce soir, au Winston, sur les canapés près de l'entrée.
FAITES DU BRUIT
Une journée ordinaire de commerce immobilier durant lequel je rentre un appartement, avenue Foch, un hotel particulier, rue de la ferme à Neuilly et un deux pièces très cosy à deux pas de l'agence.
Je booste l'équipe commerciale dont l'énergie décline au fur et à mesure que les vacances approchent.
Je propose une soirée "foot, champagne et volupté" à Lee qui décline, prétextant une baisse de libido. Pas de nouvelles de Bérangère qui me trouve "un peu hard" au lit (ha ha ha vous n'avez encore rien lu sur elle !). Anne "me casse les llioucs" au sujet de "notre" relation ... à venir.
Je décommande le rendez-vous musical avec Louise "la soumise" qui se cherche un "maître-dominant" depuis un an : Meetic et ses meetic girls commencent à me lasser !!!
Je rejoins un ami avec qui je partage une Kilkenny et l'ambiance musicale d'un pub neuillois.
Et puis, je passe au milieu de la foule biggarée s'amoncelant sur l'esplanade de la Défense pour écouter béatement Obispo. Beurk, je me dépêche de rentrer at home et de vous écrire ce post.
Et vous, comment s'est passée votre fête de la musique ?
