01 juin 2006
A TROIS...
Je reviens d'une calamiteuse initiative. Ce midi, sur Meetic, une créature blonde style "faussement libérée" mais réellement insistante, m'invite à une soirée à six... Ne vous enthousiasmez pas trop vite, il ne s'agit pas d'une partie mais simplement d'un "verre" que trois copines célibataires (on va dire amies) organisent, chaque semaine,dans un endroit tendance pour rencontrer trois mâles tirés sur le volet...
J'ai "l'insigne honneur" de faire partie de cette sélection qui ne peut pas tourner à la partie ou pire, être organisée comme un diner de cons. N'étant pas philatéliste, ni collectionneur d'allumettes, j'écarte cette hypothèse et décide, après moult reflexions d'y aller.
Trois stations de métro plus loin, j'arrive devant le Pershing Hall que je commence décidemment à connaitre par coeur. Je cherche un groupe de cinq personnes (les organisatrices du bal et les deux premiers bachelors) puisque j'arrive bon dernier...
J'aperçois le quinté gagnant : Trois filles dont les deux plus jolies sont prises en main et, une troisième, plus triste et sombre et plus moche, qui regarde et écoute un couple dialoguer.
Je salue le quorum, les filles m'accueillent avec un grand sourire et, les deux soupirants avec un rictus qui exprime l'anxiété du joueur de poker face à une nouvelle donne. Ca toise à mort, les types me regardent les chaussures, le pli du pantalon de costume et semblent analyser son étoffe... Je reçois l'accueil mâle comme la misérable coalition Wellington-Blucher contre Bonaparte à Waterloo, sauf que je ne suis pas décidé à perdre... Les filles me posent des questions, je deviens le centre d'intérêt puisque dernier arrivé qu'il faut connaitre... les mecs vannent sur les questions de ponctualité et de "politesse des rois" ("je suis empereur, t'as pas suivi Johnny bigoude" !) et relativisent mon job. Après ce concours de "la plus grosse" (épreuve "entre hommes" qui commence au vestiaire du collège pour finir sur le terrain de golf quand tous comparent leurs voitures, leurs maisons ou les portefeuilles boursiers...), les discussions reprennent. Je tente une OPA (Ouverture Péremptoire pour s'Amouracher) sur la plus belle que défends fermement le trader; ça se poursuit en dialogue de sourds à trois que regarde et écoute toujours la plus triste et sombre et plus moche (c'est une veuve)... L'organisatrice du "bidule" s'en aperçoit et tente de calmer le challenge. Et puis le temps s'épuise en conversations insipides, et je parle sans entrain en pensant à ma webcam biélorusse du midi avec une fille de Minsk qui a l'air aussi belle que barrée, d'une magnifique blondeur glaciale qui m'envoie des photos où elle pose avec des loups, ... un physique de serial-killeuse qui doit pratiquer le sexe comme d'autres font du cheval d'arson ! Je préfère cent fois ce type de filles sauvages aux trois sirupeuses et à leur coreligionnaires libidineux, rencontrés ce soir : Le genre de "date" où "on ne baise jamais", où il ne se passe rien, une "date" sans autre utilité que de faire un mini-benchmark de la concurrence testiculée...
Et vous ? avez-vous assisté ou organisé ce style d'évènement bachelorien ?
