SEXetCOMMERCE

Vie professionnelle et sexuelle d'un agent immobilier dans le Triangle d'Or.

30 mai 2006

OBSEDE SEXUEL

C'est la requête Google du jour : Obsédé sexuel...
Cela donne dans l'ordre, un lien sur :
1)  www.monchoix.net, site gay et lesbien, proposant le sondage "Es-tu un obsédé sexuel ?"
2) perso.wanadoo.fr/astwinds/humour/obsede.html, site perso vantant les mérites d'un type qui "n'arrête pas"
3) ...
Le sixième lien est, en fait, le plus interessant, il présente un dossier sur le "douloureux" problème de "l'Hypersexualité"
  recouvrant trois réalités différentes :
- le rêve d'exploits sexuels.
- l'obsession sexuelle.
-
la pulsion hypersexuelle, c'est-à-dire l'excès de désir sexuel.

Etes-vous concernés ?
Si vous êtes un garçon, apportez votre témoignage.
Si vous êtes une fille, et si vous vous situez dans la troisième catégorie, communiquez moi votre adresse e-mail...

Posté par Alban_ à 22:28 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


BERANGERE

Paris, Drugstore Publicis, 21h40

Alors que je suis un peu éméché après deux verres pris avec ma future ex-femme (vous voyez comment je deviens respectueux avec elle !!!), j’appelle mes 2FT (Favourite Fair Targets) du moment : Isabelle et Bérengère.


J’appelle d’abord Isabelle, jolie trentenaire blonde, 1m78, 60 Kg, CSP+, « entourée de milliers d’amis » (mais qui me harcelait tout le week-end pour prendre un verre) ; elle me répond instantanément pour me dire qu’elle dîne avec un ami, et donc pas dispo…


Seconde Target blonde, Bérengère, ah Bérengère…
J’appelle l’adorable « créature », blonde vénitien, jolie (évidemment), 1m74, 58 kg, CSP++, “romantique”, regard bleu comme deux océans ouverts sur un esprit raffiné et cultivé…

Elle me fait ok dans vingt minutes au Winston (grrrrr !)… Je feuillette quelques livres de la librairie du DP puis je me rends au rendez-vous (après avoir « dragouillé » une envoutante black, géante et filiforme, en recherche d'un bon pigeon parti )...

Arrivé sur le lieu du rendez-vous, tel un condottiere pénétrant Milan (je voulais à tout prix placer le mot Condottiere dans ce post), je découvre une fille jolie, émouvante et romantique qui touche mon petit cœur de brun… Je l’adore.

Bien sur pas d’essais de baisers avec la langue, pas de bestiaux tripotages, j’ai envie d'une "histoire bien" avec cette agréable entité.

Nous nous quittons, « amourachés », puis dix minutes plus tard, je reçois ce texto que je lis comme un collégien étourdi d’amour : « Tu es charmeur et je me laisse charmer… Je t’embrasse chastement…Pour ce soir ...Bérengère ».

Last but not least, il se passe un truc au niveau sentimental

Posté par Alban_ à 12:33 - BarBiES ]STORY[ - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2006

SEDUIRE VOTRE BARBIE

coupleCa va ? Me demande Dionysos la partie droite de mon cerveau.

- Ava…

Alors que j’essaie d’écrire une nouvelle annonce Meetic pour montrer à quel point je suis un garçon formidable, alors que ma chaine Hi-Fi Denon diffuse en boucle "Chaiyya Chaiyya Bollywood Joint", alors que mon sac de sport attend patiemment que je l’éviscère de ma tenue suintant l’odeur corporelle du mâle qui a « cross-trainé » pendant une heure, alors que mes voisins entament bruyamment une partie, alors qu’Isabelle, la version clonée de mon ex, me harcèle de textos, alors que… Je réfléchis aux comportements qui plaisent aux filles, à ce qui les séduit, à ce qui les bluffe, les sécurise.
J’en ai noté quelques uns, en vrac.

La complimenter

Le compliment est la clef de voûte de la séduction. Complimenter avec justesse votre Barbie c’est lui envoyer une flèche directe dans son petit cœur frémissant.

Mais maîtriser l’art du compliment n’est pas chose simple, il faut être juste et psychologue. Le meilleur compliment est toujours le plus simple : il doit être le plus compréhensible possible pour toucher directement l’émotionnel sans passer par « la case Intellect » (surtout si elle est coiffeuse). Un « tu es vraiment une jolie femme » vaut plus que toutes les déclarations alambiquées que vous pourrez balbutier maladroitement.

J’utilise moi-même un truc qui fonctionne bien avec une fille que je croise fréquemment (Annabelle, l’espiègle surfeuse pour ceux et celles qui suivent) : Je la fixe silencieusement une seconde à la racine du nez, pour lui faire croire que je la regarde dans les yeux puis, je lui dit « tu es vraiment jolie », avec un léger sourire. Evidemment je change de compliment et d’articulation grammaticale à chaque fois mais cela fait vraiment son effet au vu du tortillement sur elle-même que la belle ne manque jamais d’effectuer.

Si la fille est plus âgée que vous, dites lui qu’elle est « adorable » (ça la rajeunit). Si elle est beaucoup plus jeune que vous, insistez plutôt sur des compliments liés à sa psychologie (ça vous évite de passer pour un amateur de « viande fraîche » et ça la rassure quant à sa maturité intellectuelle et psychologique).
Puis en phase de séduction active, soit vingt minutes chrono avant que vous ne mettiez votre langue entre ses lèvres, dites que vous la trouvez « particulière », « spéciale » (n’utilisez pas « différente » c’est un mot trop usité). « Particulière » c’est le mot juste. Particulière, n’oubliez jamais ce compliment. Je l’utilise pour ma part à chaque rencontre.

Pendant la relation, c'est-à-dire entre le moment où vous découvrez une déesse et celui où vous en avez marre de traîner une « chieuse », ne négligez jamais de la complimenter sur les points qui font mal, c'est-à-dire sur ceux là même où elle manque de confiance en elle : Si elle manifeste une incapacité à « comprendre votre intelligence abstraite », dites lui qu’elle est « fine », « intelligente » et cultivée ; si ses seins sont trop petits (ils sont toujours trop petits), rassurez-là sur sa silhouette élancée et sportive ; si ses fesses manquent de fermeté, dites lui que les filles bodybuildées c’est pas votre "cam".

Les compliments sur le physique sont importants même pour une bombasse très belle fille qui a toujours besoin d’être rassurée sur sa capacité à séduire, sur sa beauté (surtout si c’est son seul atout), ses jambes d’amazone ou son regard vert de sirène.

Le truc le plus "adroit" que j’ai pu dire, à la terrasse du Dada (mon lieu de rendez-vous fétiche car « branchouille », "chic" et pas cher (pourquoi « investir massivement » vu le risque de la première rencontre ?)), a été de désigner à ma « date », une blonde topissime (style mannequin « surpayé ») qui arrivait dans notre direction tout en argumentant :

-         Tu vois cette fille ?

-         Oui…

-         Et bien elle est plastiquement jolie, mais il n’y a rien, elle ne dégage rien, aucun charme, aucun fluide, rien, nada… Alors que toi, non seulement tu es jolie (et là vous la faites entrer dans le club très fermé de la blonde surpayée) mais tu as en plus une réelle énergie, un fluide "particulier" (toujours ce mot), quelque chose d'à la fois chaleureux et sensuel qui se dégage de ta personnalité, tu ne laisses pas indifférent…"

C’est risqué et un peu gros (parce que la blonde était quand même très bonne bien) mais, la façon de le dire et le contexte, soit le fameux moment où la fille s’interroge sur sa capacité à vous séduire, peuvent justifier cette petite oraison.

La surprendre

Votre Barbie mène souvent une vie éreintante de « working girl » (à moins que votre aire de prédation ne se situe à l’orée des agences ANPE), aussi son désir d’exotisme, d’aventure et de fun, une fois l’activité rémunératrice passée, est important. Et là, « Chazzzzzzzam », vous apparaissez comme celui qui va lui faire oublier « sa chienne » de journée (c’est pour cela d’ailleurs qu’il vaut mieux fixer un rendez-vous en fin de journée plutôt qu’à l’heure du déjeuner). Vous arrivez avec des fleurs (une fois constaté qu’elle vaut cet investissement), des macarons « La durée » ou un cadeau significatif de ce que vous avez compris de sa psychologie lors du premier rendez-vous (un livre sur Essaouira si elle est fan du Maroc, par exemple) : là bingo ! Le cadeau « personnalisé » étant d’ailleurs recommandé. Et puis surprenez là par l’endroit où vous l’inviterez la seconde fois : ne choisissez pas un endroit trop clinquant, trop impersonnel (style le Winston ou Drugstore Publicis pour les Parisiens), choisissez une place à la fois raffinée et « liée » à sa personnalité ! Surprenez là en lui montrant combien vous l’avez comprise !
Vous pouvez aussi, seconde option, la déconnecter en lui présentant un endroit « atypique », « qui-vous-caractérise » que « vous n’avez jamais partagé avec personne »…

Et puis, une fois que la première séance de sexe vous a convaincue de la garder, initier l’organisation de petits week-end d’évasion (Normandie, Maroc, ...) qui vous éloignerons de ses prétendants (elle est  fraîchement extraite du « marché ») et de toutes les turpitudes liées à sa routine professionnelle. Vous pouvez aussi organiser des soirées pour la présenter à vos amis (choisis parmi les plus brillants) comme une star ou fêter son anniversaire en invitant secrètement tous ses amis (dont vous aurez notés les numéros de tel pendant une "opération préventive de veille" sur son mobile)...


La sécuriser

Soyez sécurisant, n’oubliez pas que nos gènes ont été programmés à l’aube des temps quand nos aïeux mâles, virils et incorrectes, veillaient à ce qu’un affreux ours ne se soit pas infiltré dans la caverne ou qu’un smilodon (tigre à dent de sabre) ne louche pas trop sur la progéniture, « sportivement conçue » au bord d’une rivière (pour ceux qui ont vu la « Guerre du feu »)…

Je m’égare « préhistoriquement » mais c’est important. Il faut instaurer un climat d’aisance matérielle, existentielle et affective au sein du couple naissant.
C’est un moyen d’acquérir sa confiance. Et à partir de là, vous pourrez obtenir beaucoup.

La sécuriser passe par de nombreux exercices, tant physiques que psychologiques : votre sportivité, votre façon de conduire, de marcher, de vous habiller, la marque de votre voiture (le bon standing suffit, pas besoin de s’endetter à vie dans une quête « ferraresque »), votre entourage familial, la décoration de votre appartement, votre lieu de résidence, vos amis, votre activité professionnelle, votre capacité à la réconforter téléphoniquement après une réunion pro où elle s’est faite humilier par son manager,… Tout n’est pas obligé d’être exact et brillant mais, doit concourir à présenter une image positive et ascendante de vous, une image surtout cohérente par rapport au profil que vous lui avez vendu présenté initialement.

Sécuriser est essentiel pour garder sa Barbie.

Evidemment le succès d’un début de relation ne dépend pas uniquement de votre savoir-faire dans la manip la façon de s’occuper d’elle. Il y a d’autres critères qui entrent en jeu : l’entente sexuelle est primordiale (sinon c'est mort),  les goûts en commun, la complicité intellectuelle et culturelle, le niveau d’exigence sociale, etc etc …

Mais il y a malgré tout un dernier point important à intégrer dans nos petits cerveaux de post-néandertaliens, C’EST QU’IL FAUT RESTER UNE VALEUR SURE DU MARCHE.
Pour cela, il faut rester en veille passive, c'est-à-dire accomplir le difficile exercice de rester attirant auprès des autres Barbie tout en feignant de les ignorer. Je m’explique : Une fille, digne de ce nom, c'est-à-dire jolie et sexy, préfèrera toujours un partenaire que l’on regarde jalousement à son bras plutôt qu’un toutou à sa maman, effacé et bien gentil, qui fait office de « chauffeur » ou de « bodygard »… C’est un dur exercice mais qui lui permet de réaliser qu’elle est avec une valeur sûre du marché. Aussi, partout où vous allez, arrangez-vous, par votre charme, votre caractère affable ou votre prestance à rester la star du couple.
Elle n’en sera que plus admirative;  et, au fond, ce qui vous plait le plus chez elle, c’est que, dans ses yeux, des "petites étoiles" continuent à briller pour vous, gonflant ainsi votre ego démesuré…

Qu’en pensez-vous ?

Posté par Alban_ à 19:47 - KEn LoVEr ]THEMA[ - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

ENFIN...

Il est 17h29 et je suis de retour devant ce blog exhibitionniste pour vous y inscrire quelques lignes. Le week-end a été une catastrophe pour mes résolutions de la semaine dernière...
L'Altruisme est à son niveau le plus bas : j'ai refusé de donner cinquante cents à une fille déguisée en nonne qui fêtait l'enterrement de sa vie de célibataire (quelle tradition con !).
Mon degré de respect ferait rougir une "caillera" remontant d'une cave après une tournante soirée entre amis...
Quand à mon compteur NO SEXE, il semble être retombé à zéro.
La disette ce n'est pas pour moi, j'aime trop la vie.
Bon après ces moults rencontres du week-end, je me demandais, en toute modestie, ce qui faisait la réussite d'une séduction.

La suite ce soir...

Posté par Alban_ à 17:40 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2006

CHIENS ET CHATS

chien1Neuilly-Sur-Seine, avenue Charles de Gaulle, au cinquième étage d'un appartement haussmannien, 10h19.


Une quinqua, genre post-baba négligée, cheveux courts et jaunâtres, au visage rongé par des années de dépression et des décennies d’alcoolisme, m’explique pourquoi elle veut vendre son appartement.

« - Alors vous comprenez, je souhaite vendre à un bon prix pour me trouver un rez-de-jardin dans le quartier…

Son appartement sent la pisse… Il y a plus de chats ici que de sous-diplomés dans une agence immobilière !

- Un rez-de-jardin dans le quartier, c’est important. Pour continuer à m’occuper des animaux en détresse…

Son appartement sens effectivement la pisse de chat ! C’est une infection ! Tout est imprégné par l’odeur d’urine. Et puis, il y a un foutoir innommable…

- En fait, je voudrais rester dans le quartier pour continuer à m’occuper des chats errants, ou habiter l’avenue de Madrid, Villa Houssay ou même St-James…

Comment vendre cet appartement ? Que je commence même par le faire visiter !!! Avec une odeur pareille ??? Ce qu’il faudrait que je fasse ? C’est que je commence par ouvrir les fenêtres pour aérer. Que j’ouvre toutes les fenêtres ! Puis que j’ouvre la porte d’entrée à mes trois dobermans mentaux : Parano, Mégalo et Mytho. Des chiens rendus hystériques par un mois de privation de viande et huit heures passées devant des films de Lelouch. Ils s’engouffrent dans l’appartement en poussant des aboiements rauques. C’est l’apocalypse animale dans l’appart crasseux. Mytho attrape un affreux rouquin par la gorge, Parano poursuit bruyamment deux tigrés miaulant leur stress et, Mégalo, la plus chienne des trois, commence à s’en prendre au mollet variqueux de la vieille qui éructe et hurle !!!

Et moi, moi… je prend une de ces créatures félines, suffisantes et égocentriques, que je tiens par la queue en la faisant tournoyer au-dessus de ma tête, de plus en plus rapidement, à la manière d’un lasso pour la lancer puissamment par la fenêtre !

- J’aime bien la rue de Longpont, elle est très arborée, il y a de jolis immeubles style « art déco –années trente ». J’aime aussi la rue Victor Daix, même si elle commence à être assez loin du métro…

…et puis le taudis puant débarrassé de cette occupation miaulante, mes dobermans disparus, la vieille évanouie, je psalmodie, par la fenêtre grande ouverte sur Neuilly, les bras levés vers le ciel,  une prière aux dieux de la propreté : « St-Marc », « Monsieur Propre », « Woolite » entendez ma prière sanitaire ! Nettoyez cet antre odorant pour que je puisse faire un profit de sa vente."

- Vous avez quelque chose à me proposer ? Vous m’écoutez ?
- Oui madame, je réfléchissais à ce que je pouvais vous proposer. Il y a de nombreux rez-de-jardins dans le quartier St James mais c’est un quartier prisé… Il faut d’abord penser à la commercialisation de votre appartement. Compte tenu de son état, du nécessaire rafraîchissement à y apporter, mais en intégrant le fait que vous êtes à cinq minutes de la ligne 1, dans Neuilly village, que votre appartement se situe à un étage élevé, bénéficiant d’une bonne luminosité, votre appartement peut se vendre à six mille euros du mètre carré

- Pas plus ?

- J’insiste sur le fait qu’un rafraîchissement, voire une rénovation, sont nécessaires…

- Bon je vais réfléchir. Vous m’envoyez ma petite estimation ? »

Cinq minutes plus tard, je suis sur la voie publique, remonté d’apnée. Je respire un air pur débarrassé de la pestilence des déjections félines.
« Sa petite estimation !  Sa petite estimation » !!! ». Dans le commerce lambda, les boutiquiers emploient souvent cet épithète ridicule, comme pour adoucir la formulation : « Je vous fais votre petite note ? «  « Je vous envoie votre petite facture ? » « Vous voulez votre petit reçu ? » : J’abhorre cette formulation épicière d’un autre age !
« Hello XXX !!! Je me retourne et j’aperçois ma surfeuse favorite, Annabelle, passant d’un pas alerte.

- Bonjour ma belle, puis en lui faisant un petit bisou sur les lèvres

Il faudra qu’un jour on mette la langue…

- Tu rêves ! dit-elle en souriant. Tu faisais quoi dans l'immeuble ?

- J’ai fait une estimation chez la mère de Cat woman… »

La compagnie d’Annabelle a apaisé mon « mental doberman ».

Nous marchons côte à côte dans la rue, assez proches. Je sens la peau dénudée de ses bras bien dessinés, contre la fine veste de mon costume.
J’ai envie d’elle, de sa fougue, de son caractère joyeux et festif, de ses jambes et de ses jolies fesses.

Nous marchons côte à côte dans la rue, assez proches. Nous nous regardons et nous sourions.

« - Tu dois être un garçon gentil et tendre.

   -   Oui ! Je suis un vrai sucre d'orge..."

On ne peut rien cacher à l’intuition féminine.

RESPECT  : -15

ALTRUISME : -1

NO SEX : 4 JOURS

Posté par Alban_ à 23:36 - zOneS d'OMBreS ]STORY[ - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2006

JE TE VEUX

chateauNeuilly Sur Seine, Avenue de Madrid, 10h45

Il fait beau, le soleil frappe de ses rayons euphorisant les rues arborées de la ville quand je marche avec entrain vers mon rendez-vous. Des sons de Makina résonnent sourdement dans mon crâne enflammé par les promesses commerciales de la journée.
Je marche d’un pas sur vers le boulevard Maurice Barrès où je dois, en compagnie de Muriel, « entrer » un appartement.
Dans le jargon immobilier, « entrer un appartement » signifie signer un mandat de vente avec son propriétaire afin de pouvoir le commercialiser auprès d’éventuels acquéreurs. C’est crucial pour élargir l’offre de l’agence et c’est surtout rémunérateur pour le commercial qui a entré le bien car les négociateurs immobiliers sont rémunérés à « la sortie d’un appartement », c'est-à-dire à sa vente, mais aussi « à son entrée ». Un commercial touche en effet un pourcentage de la commission liée à la vente d’un appartement qu’il a « entré » et ce, même si ce n’est pas lui qui l’a vendu.

En tant que Manager, je suis rémunéré pour mes ventes personnelles mais aussi sur le Chiffre d’Affaires généré par l’équipe.

Je rejoins Muriel devant une résidence située au centre du boulevard Maurice Barrès.
La propriétaire, une quinqua rédhibitoire, nous y a donné rendez-vous ainsi qu’à une négociatrice d’une autre agence, Annabelle.

Annabelle, est une jolie brune sportive, longue et élancée, de vingt-quatre printemps, avec qui je flirte gentiment depuis un mois. Nous avons pris pour habitude de nous saluer par un baiser sur la bouche à chaque rencontre, au grand étonnement des environnant qui pensent que nous sortons ensemble.

Nous montons dans l’appartement qui se situe au sixième et dernier étage de la résidence, un cent cinquante mètres carré avec toit terrasse. Tout est à refaire mais le lieu est sublime et puis, la vue de la terrasse est imprenable sur le bois de Boulogne, la Tour Eiffel et La Défense.
La vendeuse, une "vieille peau" qui a du faire son brunch dans un caisson à UV, a fixé un prix sidérant pour l’endroit : un million huit cent mille euros, soit plus de douze mille euros du mètre carré !!!

Laissant les deux filles et la propriétaire caqueter, je reste un moment seul sur le toit terrasse. 
Je fixe la ligne d’horizon au-delà de l’onde verdoyante formée par le bois, un vent léger souffle sur mon visage : une émotion ascendante envahit mon esprit, un sentiment puissant empourpre tout mon être et provoque une onde de frissons remontant le long de ma colonne vertébrale, une pensée, forte et audacieuse, dessine l’axe d’une impérieuse volonté : Il me faut cet endroit et je vais tout faire pour l’obtenir.

RESPECT  : -1

ALTRUISME : 0

NO SEX : 3 JOURS

Posté par Alban_ à 22:55 - BUsineSs ]STORY[ - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2006

BIENVEILLANCE

Aujourd’hui j’ai fais le bien autour de moi.

Je n’ai pas regardé les gens sales avec dégoût. Dans un compartiment de métro, j’ai même souris à une grosse dame, habillée vulgairement, qui exhalait une forte odeur de sueur dès neuf heures du matin.

Je n’ai pas eu de pensée meurtrière en apercevant le chat, couleurs blanc et jaune pisse, du restaurateur d’a côté.

Quand j’ai appelé le service client de Wanadoo, j’ai patiemment attendu que mon interlocuteur ait terminé sa discussion privée avec son collègue.

Quand Barbie, la tornade blonde, m’a menacé d’une frappe thermonucléaire après avoir lu mes post insultant, je me suis excusé et j’ai aussitôt retiré les écrits injurieux.

J’ai parlé avec bienveillance aux membres de mon équipe, j’ai écouté chacun d’eux attentivement me raconter ses misérables exploits du week-end.

Je n’ai pas vanné Laurent pour ses chaussures usées et médiocrement entretenues avec un cirage bon marché.

J’ai souris à la jolie blonde qui me sert mon café du matin, sans imaginer que je faisais une partie avec elle.

Je n’ai pas dragué les « starlettes » qui passent dans la rue.

J’ai évité Annabelle pour ne pas l’embrasser sur la bouche, comme à l’accoutumée.

Je n’ai pas dit « Ca sent le sapin !» en apercevant quelques personnes très âgées passer devant l’agence.

Et puis j’ai parlé avec sincérité aux clients qui visitaient un appartement ; je les ai informés des nécessaires réparations à effectuer pour occuper les lieux.

Ce soir je veux passer une soirée d’harmonie et de découverte intérieure; je n’irai pas au « one shot » prévu avec pliss_16. Je ne masturberai même pas en pensant à mes deux collaboratrices faisant l’amour ensemble.

J’ai été et je suis totalement dans la bienveillance.

RESPECT  : +2

ALTRUISME : +1

NO SEX : 2 JOURS

Posté par Alban_ à 21:52 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2006

ASEXUALITE, RESPECT ET HARMONIE : JE TESTE !!!

f_e51Après un dimanche familial, chez ma sœur qui se fâche toujours aux sujets, un, de mon rapport avec les femmes, deux, de mon nihilisme, trois, de mon mépris pour l’humanité, je décide de prendre des bonnes résolutions :

-         Je vais devenir respectueux avec les gens.

-         Je vais développer une attitude constructive et faire le bien auprès de ceux qui m’entourent

-         Je vais éviter les plans sexe avec « Barbie » pour trouver une fille gentille, aimante, pas star, dans le but d’établir une relation à long terme : fonder une famille.

Il faut que je crée la paix intérieure en moi-même, que je me recentre, que je me consacre à une introspection qui m’apportera rayonnement et réconciliation avec moi-même.

Mais cette révolution intérieure, cette « Grande Marche » existentielle ne s’arrête pas là : après avoir vu et écouté l’interview de Jean-Philippe de Tonnac, auteur de « La révolution Asexuelle », par Marc-Olivier Fogiel, je décide de pratiquer l’abstinence sexuelle jusqu’à ce que je découvre la troisième Femme de ma vie.

Chaque jour je vais intégrer un compteur « Bonne attitude » au dessous de chaque post qui marquera mes progrès vers la sérénité.

Le marqueur RESPECT quantifiera quotidiennement mon potentiel à respecter les êtres rencontrés, à les considérer avec humanité.

Le marqueur ALTRUISME me permettra d’évaluer ma capacité à aider concrètement les autres, à porter secours aux plus démunis.

Le marqueur  NO SEXE (until marriage) comptabilisera chaque jour passé à pratiquer l’abstinence qui me purifiera pour l’élue de mon cœur.

Afin de commencer ce listing de bonnes résolutions, je décide de ne pas me rendre sur les Champs, comme tous les dimanche soir, pour « dragouiller » les « starlettes » de la capitale qui s’y rendent fréquemment à cette heure.
Je reste chez moi, pour écrire et lire un bon livre et j’en profite aussi pour répondre de façon radicale à Céline qui m’a déjà envoyé quatre sms de relance depuis hier…

Je deviens un autre homme : plus de sexe et, commerce mais avec respect pour mon prochain.

Posté par Alban_ à 22:32 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2006

UN SAMEDI ORDINAIRE

rousseUne journée de micro-évènements, simple succession de faits anodins sans suite, ni logique…

Je suis réveillé à 7h00 du matin par un sms de Laurent qui souhaite que je lui serve d’alibi pour sa soirée : il n’a pas passé la nuit dans le lit conjugal mais chez une rencontre blonde de Meetic. Je lui dis ok sans état d’âme même si j’apprécie sa compagne. C’est un ami d’enfance, quand même (Allez Laurent , raconte nous ton "one shot" !!!) !

Ma dream machine lance imperturbablement les musiques du film « Romanzo Criminale » qui bercent ma préparation du matin.

J’ai une matinée de travail. Je dois d’abord effectuer une visite d’appartement à Levallois, non loin de chez Céline, mon coup de jeudi soir. Cela tombe bien, j’y ai laissé ma ceinture Vuitton : La distraction est une véritable plaie chez moi, tout comme les problèmes de mémoire ; sans cela je serais une véritable « machine à gagner ».
Donc j’appelle Céline, où plutôt je la réveille en l’appellant pour lui indiquer que je passerai prestement après mon rendez-vous.

Le rendez-vous est long, très long : les clients, un jeune couple de cadres formatés, prennent du temps à visiter pour finalement me dire qu’ils ne sont pas enthousiasmés par le bien…

10h49 : je suis chez Céline qui me reproche de ne pas l’avoir contacté avant :

« En fait tu voulais juste baiser une fois, juste me baiser comme une pute…

-         Pas du tout (mensonge) ! Tu sais nous sommes en Mai (vérité) et c’est un mois intense pour l’immobilier (vérité), j’avais beaucoup de travail hier (mensonge) et je voulais nous laisser un répit (très long)…

-         Tu parles. Tu es encore pire que tous les autres qui eux, au moins, annoncent la couleur…"

Vingt minutes de réthorique plus tard, je suis dans sa bouche …
Nous faisons du sexe, c’est super hard, elle semble apprécier. Elle est beaucoup moins dans la retenue que l’avant nuit. C'est fluide et rythmé.

Moi j’aime tellement que je suis beaucoup moins tardif que jeudi soir. Nous "partons" presque de façon simultanée.

Mais la journée n’est pas finie et je suis vraiment en retard. J’ai douze minutes chrono pour me rendre à mon rendez-vous, rue Charles Laffitte à Neuilly.
Cette fois, j’ai pris ma ceinture.

J’effectue la visite de l’hôtel particulier avec brio malgré les commentaires débiles du propriétaire qui a tenu à être présent, pour « estimer » les possibles acquéreurs : un « fin de race » qui n’a jamais travaillé de sa vie et qui vend, un à un, les biens hérités pour entretenir son oisiveté crasse.

Les clients me disent qu’ils doivent réfléchir…

Je passe à l’agence et j’en profite pour checker mes mails. Je lis un « Scud » de Barbie The Slut qui m’incendie au sujet de mon « exploit sexuel » du 18 mai.
Elle me menace de mille fléaux : ruiner ma vie, piquer d’aiguilles ma poupée Vaudou, répandre un nuage de sauterelles dans mon appartement, me dénoncer à l’Assemblée intergalactique pour cette piraterie… je lui répond avec « zénitude », même si je la tue mentalement une bonne dizaine de fois… notre séparation prend une vilaine tournure, une « tournure salope ».
« Les histoires d’amour finissent mal, les histoires d’amour finissent mal, en général.»

Je retourne enfin chez moi, non sans avoir dragouillé  deux minutes avec une voisine de l’agence, une grande et jolie asiatique revenue tout droit de Monaco que je soupçonne d’être escort-girl…

Posté par Alban_ à 20:15 - BarBiES ]STORY[ - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2006

MATTEL AKBAR

celineProfitant que tout ce qui est « bi-testiculaire » en France est devant le match Arsenal – Barcelone, je décide de me connecter sur Meetic pour rechercher le « one shot »…
Meetic.com : ce soir, plus de huit mille parisiennes connectées avec photo !
Je me lance dans une recherche effrénée des profils «chaudes»
Puis je "mail" massivement un subtil « copié-collé », assez automatique pour faire rapide, assez personnalisé pour faire croire à chaque Barbie qu’il lui est uniquement destiné. Cinq, puis dix, puis quinze messages sont envoyés  Les destinatrices viennent sur ma page, les réponses ne tardent pas à tomber...

Première réponse : Butterfly2006
"effectivement on ne recherche pas les mêmes choses.
bonne chance" … puis la seconde : elle_petille
"désolée je suis une personne d une vie
bon courage à toi." Troisième réponse : evabali "beurk". Je commence à pâlir, sentant mon taux de transformation dangereusement chuter… quand la quatrième réponse tombe : Seeyousoon
"Au moins, c'est clair, j'apprécie
Je relance alors ce profil « bombe russe » mais je n’obtiens pas de réponse quand …La cinquième réponse arrive : Caro_est_belle
"Ta proposition est honnête, donc pas choquante pour moi
par contre avoir envi de faire "l'amour" avec une personne d'après une photo me parait aléatoire, je préfère d'abord dialoguer pour faire un minimum connaissance et plus si affinité à toi de voir."
Je décide d’engager le dialogue avec « Caro », on ne sait jamais. Son « envie de fun » peut se développer. Je n’obtiens qu’un dialogue bête et des réponses évasives…puis la sixième réponse : Holalolita
"Ton mail m’étonne. C’est direct. Tu peux m’expliquer ta démarche ?" Bingo ! Une demande d’explication après une approche aussi directe c’est presque un oui; d’autant que cette jolie rousse aux yeux verts, d'à peine trente ans est scotchée à ma page depuis cinq bonnes minutes ; ce n'est pas tout à fait "ma cam", mais, par faim, les loups sortent du bois.

Une trentaine d’échanges de chat plus tard, j’obtiens son numéro de téléphone.

... moins de trente minutes de dialogue téléphonique pour décider de se voir chez elle, à Levallois.

Je prends une douche rapide, je m’arme de Durex… et je file.

Il me faut pas moins de vingt minutes pour arriver près d’une résidence de standing, non loin de la station Louise Michel.
Je sonne, je monte fiévreusement au troisième étage pour me retrouver devant une porte entrebâillée…

Une jolie rousse, fine et grande, long tee-shirt porté comme unique tenue, m’accueille avec une certaine réserve :

"- Hello. Ca va… Tu es moins bronzée que sur la photo mais c’est bien toi. Tu y ressembles.
- Heureusement… »

Puis sentant la Barbie un peu stressée, je détends l’atmosphère en pratiquant massivement l’autodérision tout en relativisant le moment. Nous nous asseyons dans un salon délicieusement décoré avec beaucoup de teintes chaudes.
Je continue à faire le pitre, le Ken charmeur et souriant pendant près d'une heure.
Elle se détend, elle souris puis ris.

Je continue mon monologue :
« Tu sais... faire du sexe c’est quand même un moment festif… tiens, et si on s’embrassait ?
- ah oui bonne idée ! » Répond t’elle en souriant.

Nos bouches se mêlent longuement puis nos mains commencent à jouer le langoureux mais fiévreux jeu de l’amour libre.

… Elle a joui dans ma bouche, eu trois spasmes alors que j’étais en elle, je suis toujours dur … mais, je n’arrive toujours pas à partir.
Céline semble attendre que je jouisse. Moi aussi.
J’ai beau la pratiquer dans ma position favorite,... derrière elle; j'ai beau penser aux filles rencontrées dans la journée, à plusieurs filles ensemble, j’ai beau me remémorer des scènes aux Chandelles… rien n’y fait ! Mais alors que ma partenaire, offerte, montre des signes d’impatience, voire d’étonnement, l’idée me vient, simple, évidente : il faut que je me voie dans un miroir, faisant du sexe ...
Je dois me voir impérieux, droit, actif, les muscles de mon torse bandés derrière cette fille qui ne demande qu’à me satisfaire…
J’arrête alors tout et je demande à Céline, encore plus étonnée, si elle possède un miroir sur pied.
Je n’attends pas sa réponse pour foncer dans la salle de bain où j’aperçois le Graal : un long miroir que je déplace jusqu’à la chambre, contre le mur, face au lit.
Elle me regarde, un peu effarée.
Mais fi, je reviens près d'elle, en elle, doucement, puis plus rapidement, plus intensément, renouvelant la position … enfin face à moi-même.
Je jouis rapidement, non sans murmurer : MATTEL EST GRAND !

Posté par Alban_ à 22:09 - BarBiES ]STORY[ - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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