30 avril 2006
LE PRINCE CHARMANT
Tous les garçons qui surfent sur les sites de rencontre, vous le diront : l'espèce la plus recherchée par les filles, l'Arlésienne dont on parle souvent sans jamais l'apercevoir, bref l'Entité Non Identifiée, est le Prince charmant. Mais en ce vingt et unième siècle technoïde pourquoi cet archétype ancestral survit-il ? Comment est-il désigné? Que représente il ? Quelles sont ses qualités ? Les attentes qu'ils génèrent ?
Le Prince charmant est la représentation de l'homme idéal, auréolé par la rencontre « coup de cœur », issue de l'imaginaire européen. Les contes de Perrault, relayés par la machine à rêver Disney, lui ont fait une large place. Les histoires comme Cendrillon, Blanche-Neige ou Pocahontas ont véhiculé l'image d'un garçon parfait, irréel, héritier puissant, impeccable sur sa monture et confortablement installé dans son château. Le prince charmant incarne une certaine altitude : il vient d'en haut pour descendre et venir à la rencontre de la fille.
Le prince charmant a une bonne situation, un job intéressant, sans pour cela être toujours super rémunérateur, qui témoigne de sa valeur personnelle, de son aptitude à gravir les échelons sociaux et ... de sa capacité à fonder une famille.
Il a un appartement assez vaste pour deux dans un quartier attractif ou, pour le moins sympa. La décoration de son intérieur doit être de bon niveau sans être parfaite, et cela pour permettre à la belle d'ajouter sa touche personnelle. L'appartement ou la maison du prince charmant est donc perfectible.
Il a aussi une voiture impeccable et propre, d'une bonne marque dont il a une conduite exemplaire, c'est à dire à la fois sportive et sécurisante. Ses amis et ses relations sont multiples, gratifiantes, valorisantes et souvent agréables même si dans son cercle d'amis, il y a toujours la copine rivale qui voudrait se l'accaparer (le fait qu'il soit désiré par d'autres filles ajoute d'ailleurs à sa valeur).
Mais le Prince charmant a surtout des qualités car, l'aspect matériel, certes sécurisant, ne suffit pas (sinon l'on devient facilement un « gros connard imbu de sa personne, étalant vulgairement son fric »).
Le prince charmant est d'abord charmant physiquement. Son aspect est indiscutablement lié à une forme de beauté, un charme certain ou, pour le moins, un , une prestance, une façon d'être... il doit, en tout cas, répondre à un certain idéal recherché par la vénusienne. Aussi, si vous ressemblez au méchant de la pub « Orangina rouge », jouez plutôt la carte de l'humour...
Le prince charmant est donc plutôt bien physiquement ; il est plutôt stylé sans être non plus précieux ce qui pourrait l'assimiler à une nature égocentrique incompatible avec le concept. Car le prince charmant est avant tout tourné vers l'autre. Il est attentionné et serviable, toujours là quand on besoin de lui. Le prince charmant est celui qui va venir au secours de la Vénusienne, dénouer une situation inextricable ou, tout au moins, apporter un certain réconfort : Il est l'épaule sur laquelle on rêve de poser sa tête quand tout est grisaille et pluie de grenouilles.
Gentil mais fort, agréable mais batailleur, compréhensif, solide sans être omniprésent : le prince charmant n'est pas seulement identifiable par un physique mais aussi et finalement par sa façon d'être et d'agir.
Dernière chose à savoir : si le prince charmant est un label universel ou, en tout cas occidental, il incarne une attente spécifique à chaque vénusienne. Aussi, messieurs, quand vous rencontrez une vénusienne, déterminez rapidement si vous êtes le profil de son prince charmant
29 avril 2006
4EME RENCONTRE MEETIC
J'ai rendez-vous au Dada à 18h30, il est encore 18h40 quand j'essaie de garer ma voiture dans le quartier des Ternes, ça commence bien. Je me gare, je préviens la belle de mon arrivée qui me répond d'un ton sec... Je passe par la rue Poncelet, ...juste le temps de penser brièvement au rendez-vous qui vient. Qui vais-je voir ? Sera t-elle conforme à l'idée que je m'en fais ? Ressemble t'elle à ses photos ? Est-elle mieux ? N'a-t-elle pas un rictus déformant ? Va-t-on faire du sexe ? Voilà des vraies questions que se pose un garçon bien constitué avant une rencontre.
Je rencontre une bcbg (tiens il faut que je le retire ce critère de ma liste de sélection), habillée d'un jean impeccable (pour faire décontractée le we), d'une veste kaki avec foulard, une coiffure impeccablement tenue, le port droit, voir raide... une belle fille mais ... assez guindée ! Bref, pas trop « ma cam » !
Je m'assois avec elle en terrasse. J'ai froid, tu es sur la réserve, il ne me sert rien à boire, nous nous parlons froidement : Ils n'ont pas le coup de foudre mutuel. Elle me trouve moins bronzé que sur la photo (Voix-off : normal c'était une photo de vacance et puis, sur Meetic, on évite de mettre des photos de convalescence post grippe aviaire). Bref...
Elle me dit qu'elle doit passer chez l'opticien, je l'accompagne puis nous revenons prendre un verre au premier étage de l'endroit, plus animé. L'ambiance se détend mais reste retenue. La discussion porte sur nos hobbies mutuels, sur nos souhaits de rencontre, meetic, l'internet,...
Belle fille ique, de bonne famille, élégante comme une femme d'avocat : elle ne m'excite pas.
Pas de sexe ce soir.
MONIKA
J'ai donné rendez-vous à Monika, une délicieuse blonde d'origine polonaise, dans le hall d'accueil du Club Med Gym de la Porte Maillot.
Je la rejoins après une intense séance de cardio training. Elle m'attend là comme un bonbon sucré, adorable, toute mimi et bien plus craquante que ne le laissait supposer sa fiche Meetic.
Nous bavardons jusqu'à la terrasse de "La Maison", place St Ferdinand : elle me plait beaucoup, je la trouve séduisante, désirable mais, mais... c'est tout à fait le genre de fille que je demanderais en troisième mariage et je n'ai pas envie de me relancer dans une nouvelle histoire longue, si tôt après la rupture avec Barbie The Slut (elle m'a bien pourri la tête cette s...). Nous discutons de sa vie, de sa situation familiale, de son job à la Commission européenne, de ses projets de business avec son frère. Je l'écoute beaucoup sans essayer de la séduire. Je sais que lui plais : elle attend un signal que je ne lui renvois pas !
Je la raccompagne à sa voiture et puis on s'en va comme ça, chacun de notre côté, elle vers le domicile de ses parents, moi vers mon second rendez-vous Meetic de la journée (Voix-off : ah oui quand même !).
Le soir, je reçois un long texto : » J'ai été déçu pour ce soir que tu aies prévu autre chose. Je pensais dîner avec toi. Déçue. »
Je réponds simplement que je n'ai pas fait le deuil de ma relation avec ma femme, trop tôt...
Puis un second texto : « C'est une bonne excuse pour se débarrasser de quelqu'un bien connue. Tu me déçois, je voulais passer la soirée avec toi, voir plus... ».
Mon retour à la vie de célibataire n'est pas brillant. Je compte bien me rattraper au second tour !
27 avril 2006
2EME RENCONTRE MEETIC
A 13h30, j'ai rendez-vous au Durand Dupond pour un café avec une meeticienne qui semble jolie. Je rencontre, en fait, un sombre boudin qui a dix kilos et sept ans de plus que sur la photo du site. Elle est vulgaire et me demande régler sa note de dej consommé avant mon arrivée...
La discussion est malgré tout interessante : la fille m'explique le mode de fonctionnement féminin avant une rencontre : les filles contrairement aux garçons se font souvent "un film", elles cogitent, la mécanique du rêve se met en marche si le type s'est suffisamment vendu. Contrairement aux garçons qui continuent à papilloner, les filles "bloquent" fréquemment sur le "profil" jusqu'à la rencontre. Ce qui explique que le phénomène de déception est plus important chez la Vénusienne quand la réalité ne correspond pas à l'attente fantasmée.
Anyway, je repars de ce rendez-vous sans prendre de café et en refusant de régler la note !
Je dois améliorer ma sélection on line.
24 avril 2006
1ERE RENCONTRE MEETIC
Et voilà je fais ma première rencontre meetic de la saison; une jolie blonde que je rencarde dangereusement au drugstore Publicis, coeur du "Barbieland".
Alice, est une blonde enjouée avec deux miroirs immenses formant un regard éblouissant. J'ai un réel coup de coeur qui semble partagé... Mais la suite se gate : elle est psy et confond rencontre et séance d'analyse. Je me sens piégé surtout dans cette phrase de reconquète intérieure. Alors je provoque, j'en rajoute sur le côté voyou (quoiqu'il n'y pas beaucoup à rajouter) et la fille prend peur, se bloque...et m'annonce qu'elle va partir. Je la raccompagne. Elle semble déçue.
C'est toujours comme cela le premier rendez-vous meetic d'une nouvelle saison; on s'essaie, on est un peu gauche, on prend une veste surtout quand la fille nous plait.
Bon c'était le galop d'essai.
23 avril 2006
BARBIE AU CLUB MED GYM
Je finis ma semaine pro, samedi après-midi. Oui dans l'immobilier, on travaille souvent le week-end, comme dans de nombreux métiers en rapport avec les particuliers d'ailleurs.
A 15 heures, je rejoins donc le club Med Gym de la Porte Maillot pour une séance de body-trainer. J'aperçois Lee qui fréquente aussi le club. Elle vient me saluer maladroitement. Elle sourit de façon niaise, masquant mal sa gène. On se reparle un peu plus tard en se disant que nous allons nous revoir ce we... On ne se reverra pas et c'est tant mieux.
J'aime ce club med gym pour sa salle immense à la voute ouverte sur le ciel. J'aime cet endroit, ses gens, ses flambeurs musclés, ses filles en quête d'attention ...et tous qui peinent et soufflent pour faire plier leur corps à leur quatre volontés.
Dire qu'il faut que je partage désormais ce lieu avec BTS.
Je pars ensuite au ciné voir V POUR VENDETTA...
Je rentre chez moi, dans l'espace exempte de meubles qui me sert d'appartement. Il me reste très peu de meubles car Barbie les a gardés ou distribués généreusement.
Je range un peu puis je commence une séance de meetic durant laquelle je prend des date pour le dimanche et la semaine prochaine. Une fille me propose de la rejoindre chez elle pour un one shot : elle habite à moins de cent cinquante mètres de chez moi. Je refuse car je ne suis pas encore prêt pour une séance de baise avec une inconnue.
21 avril 2006
SANDRA COME BACK
Ce soir, j'ai rendez-vous avec Sandra, surnommée secrètement Morticia pour son côté ténébreux ou, Morcheeba par Barbie the slut qui décidémment n'a jamais rien compris à la science du nommage...
Anyway... Mais qui est donc Sandra ? Sandra est ma dernière ex avant la catastrophe blonde. J'ai eu la goujaterie et la bêtise de la quitter pour the slut. Jolie brune au visage de Cléopatre, plutôt longue de jambes et de corps , un corps...sublime modelé par le sport et fait pour le sexe. Des fesses parfaites... Et puis cet adorable caractère fait de fermeté, de timide distance et d'indicible charme...une balance. Nous sommes sorti ensemble entre mars et mai 2005. Nous sommes sortis souvent, dansant, théatrant et libertinant... Des mois plutôt festifs placés sous le signe de Vénus.
J'ai gardé une vraie tendresse pour cette fille avec qui j'ai regretté, mais un peu tard, d'avoir été salaud.
Ce soir, je revois donc Morticia désormais surnommée "Sandra come back". Nous allons voir Inside Man interprété par le ténébreux et séduisant Clive Owen, Denzel Washington et Jody Foster. Film génial, scénar impeccable, musique éblouissante.
Après le film, "Sandra come back" et moi allons prendre un verre au Barreto, rue Balzac. Histoire d'échanger sur nos situations réciproques de couple. Je la raccompagne ensuite à son taxi, place Wagram, en passant devant deux types qui se tapent fermement.
20 avril 2006
BARBIE A L'AVENTURE
Ce soir j'ai revu Barbie the slut. Barbie a maigri, je ne l'ai d'ailleurs pas reconnu au premier abord. Elle n'était déja pas très épaisse... Elle m'attend à la terrasse de l'Aventure, ficelée dans un trench-coat verdâtre. BTS est allée chez le coiffeur aujourd'hui, surement pour une occasion bien précise : J'apprendrai après qu'elle a déjeuné avec un célèbre journaliste, agé de soixante-dix ans, qui est tombé sous son charme. Barbie et sa recherche du père...
Elle reçoit, comme par hasard, un appel d'un amoureux transit pendant notre verre. cela sent le coup monté : veux-t'elle me rendre jaloux ? Qui est réellement en ligne avec elle ? Je ne me pose même pas la question.
Bref nous nous envoyons quelques vérités sur le vécu respectif de cette étrange épopée amoureuse avant de rejoindre nos appartements désormais distincts.
J'ai trouvé ce pot, nul et sans intérêt... si ce n'est de récupérer les quelques affaires retenues chez elle.
Barbie c'est fini.
19 avril 2006
BARBIE IS A SLUT
Il y a une semaine, je déménageais de chez Barbie qui ne supportait plus la vie à deux, qui ne supportait plus que je sois témoin de son anorexie et de ses crises de boulimie au Kinder surprise. Barbie exultait quand je contrais ses visées maniaco-dépressives, me menaçait d'une « poubelle sur la gueule » quand, légèrement distrait, j'oubliais de ranger un objet jugé déplacé.
Ce qui avait commencé comme un conte de fée avec option "loup" et princesse, dégénérait en d'odieuses successions de scènes ménagères.
La vitrine de Barbie était parfaite, l'arrière boutique, triste et glauque : j'étais coupable d'avoir tout découvert.
Et pourtant, tout avait bien commencé, il y a presque un an quand nous nous étions rencontrés au Winston, haut lieu d'after-work pour les proprets des champs.
Elle, grande blonde, affichait cv sans faute et paillettes, du haut de ses un mètre quatre-vingt. J'avais la version 2.0 d'une tornade blonde "strassante", me narrant sa vie tapageuse de star de la com comme une pub étalée sur du papier glacé. Je l'écoutais un peu sur la réserve, me demandant « mais qu'est ce que je fais là ? ».
Et puis... j'ai été charmé par le personnage fantasque tourbillonant de blondeur.
Quinze jours plus tard, nous étions ensemble après de multiples jeux de cache-cache psy.
Un mois et demi plus tard, Lee (c'est son prénom) était enceinte alors qu'elle se croyait stérile : j'étais devenu l'homme de sa vie, le prophète d'une ère de plénitude, le garçon brun que sa voyante lui prédisait depuis dix ans.
Deux mois plus tard nous étions en vacances ensemble, à Bali.
Puis, une affaire judiciaire et financière, dans laquelle j'étais impliquée, nous séparait et lui permit de montrer tout son amour pour l'aide et le réconfort qu'elle su m'apporter en ces moments de détresse. Elle passa du statut de d'amante sexuellement débridée à celui d'ange-gardien.
Mon affaire s'arrangea et elle me proposa de m'installer chez elle. J'acceptai. Ce fut le début de mon "calvaire doré".
Nous nous sommes alors mariés en Décembre 2005 pour entamer trois mois de vie commune qui nous ont appris à nous détester. Seuls les moments de sexe nous rendaient fusionnels... et encore, ils commencaient peu à peu à tomber dans une indicible mécanique de routine.
Mais c'est surtout ma situation professionnelle qui lui pesait : elle qui sévissait dans la communication financière auprès de quinquagénaires "puissants" et surtout "blindés". Elle qui rêvait d'hommes du CAC 40, était marié à un type qui reprenait à zéro une vie professionnelle, après la liquidation judiciaire de son entreprise. Les mois passaient durant lesquels les reproches s'accumulaient.
Alors, elle craqua pour un financier quinqua qui la voulait comme maîtresse. Pratique le rang de maîtresse : on ne montre que la façade , celle des bons moments. Je surpris rapidement la liaison par la découverte d'échanges de textos évocateurs. Le clash irrémédiable se produisit alors en mars. Il me fallait partir de chez elle pour permettre à « Barbie the slut » de baiser avec le financier.
J'ai déménagé et je vis désormais à Neuilly-Sur-Seine.
Mon nouveau job, je l'ai choisi dans l'immobilier, comme manager d'une agence immobilière du Triangle d'or. Je commercialise, avec mon équipe, des appartements de luxe et des hôtels particuliers dans les quartiers huppés du Neuilly-Auteuil-Passy.
Séparé, en plein challenge professionnel, voici comment chaque jour, je vis au quotidien, comment je travaille et je vend, qui je rencontre, avec qui je couche,...
Sexe et commerce, blog cynique et sans concession : l'histoire commence dans le "far-west parisien"...
13 avril 2006
L'HISTOIRE COMMENCE
Dans le parking souterrain de mon nouveau domicile, dépité, agenouillé en costume contre ma voiture, je vomis abondamment, je vomis encore et encore par violentes saccades,...
